Les interventions théâtrales réalisées dans le cadre de la journée mondiale de l’eau au centre Eaton le 22 mars dernier présentaient une belle symétrie, à plus petite échelle, de théâtre de rue que nous avons fait au Pérou en janvier dernier.
Alors que nous nous promenions dans les rues de Barranca, au Pérou, à 300C, costumés, mimant la privatisation de l’eau , sa vulnérabilité et son gaspillage, amenant les gens à se masser sur les trottoirs, les mêmes Péruviens et Québécois mimaient des fresques, à l’allure égyptienne, de scène mettant en jeu l’abondance ou le manque d’eau et se mettaient à chanter de vieux classiques abordant aussi l’eau, amenant les gens à interrompre leur magasinage. L’organisme UTIL (Unité théâtrale d’Interventions Loufoques) a été l’instigateur de ces mises en scène, comme Vichama l’avait été au Pérou, en partageant chaleureusement avec nous leur expérience et en bâtissant le tout autour des idées du groupe. Nous avons plutôt joué dans le registre absurde cette fois-ci, suscitant des regards intrigués lorsque le premier couplet de Surfing USA était déclamé, en français : « Si tout le monde avait un océan…aux États-Unis…nous irions tous surfer….en Californie! ». Nous sommes ainsi entrés dans le dimanche après-midi de dizaines de personnes, espérant provoquer une étincelle d’intérêt pour la question de l’eau chez des M. et Mme-tout-le-monde n’appartenant pas au milieu, même si cela impliquait de chanter de tout notre cœur le refrain de Fugain : « Comme un oiseau…ça vit d’air pur et d’eau fraîche…un oiseau ». Les Péruviens ont vécu à leur tour le fait d'être entouré par une foule qui ne parle pas leur langue, dont ils ne peuvent saisir les commentaires et interpréter leur non-verbal, tout en étant animé d'une volonté de transmettre un message. Une pétition en faveur de l’accessibilité publique à la santé, l’éducation et l’eau suivait le tout, et rappelait le rôle des pays riches dans la pression mise sur des pays en voie de développement pour privatiser leur réseau d’eau potable.
En conclusion, cette journée se voulait encore un encouragement à l’engagement citoyen et une réaffirmation que l’eau, oui, c’est l’affaire de tous. Aussi, j'inviterais les reporters Péruviens à nous partager leurs impressions sur l'expérience.
Contact avec le public québécois pour les reporters H2O
Les interventions théâtrales réalisées dans le cadre de la journée mondiale de l’eau au centre Eaton le 22 mars dernier présentaient une belle symétrie, à plus petite échelle, de théâtre de rue que nous avons fait au Pérou en janvier dernier.
Alors que nous nous promenions dans les rues de Barranca, au Pérou, à 300C, costumés, mimant la privatisation de l’eau , sa vulnérabilité et son gaspillage, amenant les gens à se masser sur les trottoirs, les mêmes Péruviens et Québécois mimaient des fresques, à l’allure égyptienne, de scène mettant en jeu l’abondance ou le manque d’eau et se mettaient à chanter de vieux classiques abordant aussi l’eau, amenant les gens à interrompre leur magasinage. L’organisme UTIL (Unité théâtrale d’Interventions Loufoques) a été l’instigateur de ces mises en scène, comme Vichama l’avait été au Pérou, en partageant chaleureusement avec nous leur expérience et en bâtissant le tout autour des idées du groupe. Nous avons plutôt joué dans le registre absurde cette fois-ci, suscitant des regards intrigués lorsque le premier couplet de Surfing USA était déclamé, en français : « Si tout le monde avait un océan…aux États-Unis…nous irions tous surfer….en Californie! ». Nous sommes ainsi entrés dans le dimanche après-midi de dizaines de personnes, espérant provoquer une étincelle d’intérêt pour la question de l’eau chez des M. et Mme-tout-le-monde n’appartenant pas au milieu, même si cela impliquait de chanter de tout notre cœur le refrain de Fugain : « Comme un oiseau…ça vit d’air pur et d’eau fraîche…un oiseau ». Les Péruviens ont vécu à leur tour le fait d'être entouré par une foule qui ne parle pas leur langue, dont ils ne peuvent saisir les commentaires et interpréter leur non-verbal, tout en étant animé d'une volonté de transmettre un message. Une pétition en faveur de l’accessibilité publique à la santé, l’éducation et l’eau suivait le tout, et rappelait le rôle des pays riches dans la pression mise sur des pays en voie de développement pour privatiser leur réseau d’eau potable.
En conclusion, cette journée se voulait encore un encouragement à l’engagement citoyen et une réaffirmation que l’eau, oui, c’est l’affaire de tous. Aussi, j'inviterais les reporters Péruviens à nous partager leurs impressions sur l'expérience.